3 ans 

J’associe souvent le démarrage de notre démarche, avec l’arrivée du composteur. Ne me demandez pas pourquoi, c’est comme s’il avait fallu associer cette démarche à un objet. Alors qu’en général on parle plutôt de minimalisme, de désencombrement, et que je suis quelqu’un qui n’est pas attachée au matériel. 

Quand on y regarde de plus près, lorsqu’on entend parler de réduction de déchets, on y associe souvent les petits gestes. Faire ses courses avec des sacs réutilisables, trier ses déchets, couper l’eau sous la douche ou quand on se lave les dents, manger moins de viande, voire plus du tout, privilégier la seconde main, le made in France ou encore le naturel… 

Et souvent, l’une des réactions qui en découle, c’est :

ah bin moi je fais déjà ça, et puis ça aussi, ou encore telle et telle choses. 

Avant cet « anniversaire » nous faisions également des petits gestes, je me rappelle avoir eu le même genre de réflexion, en lisant des articles ou en regardant des reportages !

Alors c’est juste l’anniversaire du composteur ? 

Du coup son arrivée marque à la maison le début de cette aventure, en pleine conscience. C’est à dire mettre nos bio-déchets à un endroit pour que nous puissions les revaloriser / réutiliser plus tard, faire les courses avec nos contenants pour réduire nos déchets physiques, et aussi prendre conscience de la manière dont nous (sur)consommons et de l’impact de nos gestes à tous les niveaux. Et ainsi agir en conséquence. 

Je vous conseille d’ailleurs les livres de la famille ZD. J’ai dévoré les 3, ce sont des pépites. Il en existe bien entendu d’autres. N’hésitez pas à partager vos sources.

les livres de la famille zéro déchet

Ça n’a pas été trop dur au démarrage ? 

Le compostage

Je me souviens du :

On ne va pas faire ça, ça pu, ça attire les mouches, c’est dégueulasse.

Lorsqu’on a parlé de réduire nos déchets et par conséquent d’avoir un composteur.

un composteur

Je me souviens aussi de la fierté de pouvoir prendre ce compost et de se dire : ça va permettre de faire pousser nos légumes dans notre carré potager. Et aussi que c’est super bon pour les plans, que c’est nous qui l’avons fait et finalement c’est très simple. 

Les courses

Je me souviens également m’être grandement remise en question, quand je prenais ma voiture, pour chercher où faire mes courses autrement et surtout le plus centralisé possible, pour ne pas avoir à courir partout. A cette période j’ai eu envie de baisser les bras, je me disais que si je devais prendre ma voiture pour courir dans plusieurs endroits, certes je réduis mes déchets, mais pas ma consommation de carburant, et par conséquent, pour mon bilan carbone, c’est la cata. Alors l’un dans l’autre ça sert pas à grand chose finalement.  

Et quelle perte de temps ! 

Puis j’ai trouvé une routine, j’ai mis en place des habitudes. Comme aller au vrac environ une fois tous les mois / mois et demi pour ne pas devoir m’y rendre toutes les semaines et démultiplier les déplacements. J’y vais avec de plus gros contenants. 

Parce qu’acheter juste pour la semaine c’est bien. Effectivement, je vais faire des économies, en ne prenant que ce dont j’ai besoin, je peux varier les produits… 

des bocaux de verre dans un tiroir

Cette méthode fonctionne bien si vous avez un magasin de vrac à proximité. C’est à vous de sentir et de voir ce qu’il y a de mieux dans la gestion de votre quotidien. 

Je privilégie également les petits commerçants situés sur la commune, en me déplaçant de préférence à vélo ou à pieds, dès que la météo et mon emploi du temps me le permettent. Et ils acceptent sans aucun problème de remplir mes contenants. Donc plus d’emballage pour toutes ces courses là.

Et l’hygiène dans tout cela ? 

Une petite révolution s’est opérée dans la salle de bain, non sans tests, cela va sans dire. 

des produits d'hygiène zéro déchet

Les flacons de gel douche et shampoing ont été remplacés par leurs homologues : savon saponifié à froid et shampoing solide.  

Quand à la panoplie de crèmes en tous genres qu’il y avait pour chacun d’entre nous, elle a laissé place à de l’huile végétale ou du beurre de karité pour nourrir la peau / la démaquiller… De l’aloé vera pour l’hydrater. 

Le dentifrice, a subi plusieurs tests, réajustements, et changements. Il est désormais solide. Et nos brosses à dents sont en bambou. 

Quand aux cotons tiges, carrés démaquillants, serviettes hygiéniques… Ils sont tout bonnement devenus lavables et réutilisables et durables. 

Tu ne nous as pas parlé des produits d’entretien ! 

S’il y a une partie dans laquelle je patauge le plus, c’est bien les produits d’entretien. 

Trouver la lessive qui nous convient a pris du temps, aujourd’hui je ne pense pas que de grands changements s’opèrent à ce niveau là, pour le moment en tout cas. 

J’ai abandonné la fabrication de pastilles lave vaisselle ou de liquide vaisselle, parce que je n’étais pas satisfaite du résultat. 

Et si tu dois refaire toute ta vaisselle à la main alors qu’elle sort de la machine qui vient de tourner, ça ne sert à rien. Du coup je privilégie l’achat de produit écologique et / ou en vrac. 

J’ai découvert la magie du vinaigre blanc, du bicarbonate, de l’acide citrique ou encore du percarbonate. Terminé les flacons de produit mono-tache, qui se démultiplient et s’accumulent dans nos placards. 

Ceux-ci sont écologiques, polyvalents et sont complémentaires entre eux. Que demander de plus ? 

Et qu’est ce que tu penses de ces histoires d’achats de seconde main ? 

Tout simplement qu’ils sont à privilégier. 

Lorsque l’on a besoin de quelque chose à la maison, c’est ce que l’on regarde en premier. Ou encore on vérifie ce qu’il existe en neuf puis on tente de le trouver d’occasion. Cela permet d’éviter la production, et surtout l’extraction de nouvelles matières premières. Et de donner une seconde vie à un objet qui ne servait à personne. 

Dans tous les cas, la première question à se poser, c’est de savoir si on en a vraiment besoin ! Et peut être d’attendre un peu avant l’achat, pour voir si l’on peut s’en passer ou faire autrement, pourquoi pas ! Pour ne pas rentrer dans une surconsommation de produits d’occasion non plus. 

On peut tout acheter de seconde main, des vêtements, des meubles, de la déco, des livres, des jouets. Entre les braderies, les plateformes de ventes entre particuliers et autres ressourceries ou encore Emmaüs…

Ce qu’il faut retenir de ces 3 ans ?

Ce ne sont pas nos « résultats » qui existent au jour d’aujourd’hui. 

Ce qu’il faut retenir, c’est que c’est possible, qu’il faut du temps, de l’indulgence envers soi, de la patience, de la persévérance, et du partage. Non, vous n’êtes pas tout seul, et vous n’êtes pas non plus un extra-terrestre !

On ne peut pas être bon dans tous les domaines et surtout pas tout de suite ! Chaque geste, chaque étape, chaque envie compte. Et tout cela va vous amener à évoluer dans votre démarche et de poursuivre vos avancées. Simplement un pas après l’autre. 

Au bout de ces 3 années à la maison, nous prenons conscience de tout le chemin parcouru. Nous avons encore des failles, nous testons encore des choses, nous sortons encore nos poubelles.

Nos envies évoluent, nos enfants grandissent, leurs besoins avec eux. Et nous poursuivons cette démarche en étant le plus aligné possible avec nos convictions. 

C’est un chemin semé d’embûches, il y a encore de la route à parcourir. Gardez juste à l’esprit que chacun va à son rythme. 

Dans les semaines à venir, je vous partagerai, tous les points abordés dans cet article, plus en détails. Recettes, retours d’expériences, cosmétique, produits d’hygiène et d’entretien… 

N’hésitez pas à m’indiquer si vous souhaitez qu’un sujet soit abordé « plus rapidement »

Belle journée 


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