Au mois d’avril, nous nous sommes lancé un « petit » défi à la maison. Depuis quelques temps maintenant, nous avions constaté qu’une partie non négligeable de nos déchets non recyclables, n’étaient pas de notre fait.

Alors pendant un mois, nous avons séparé notre poubelle en 2 : 

  • un sac avec les déchets venant de l’extérieur,
  • un bocal avec nos déchets

En toute transparence et en toute honnêteté, nous avons déposé les déchets dans l’une ou l’autre des poubelles, à l’instant où ils arrivaient et en fonction de leurs provenances.

Après un mois, nous avons autopsié nos poubelles. On vous dresse notre bilan de ce que nous y avons trouvé et de son origine. 

Les déchets dans le sac : 
autopsie du sac poubelle
autopsie des déchets de l’extérieur
  • 1 ballon de baudruche ramené d’un anniversaire
  • Des papiers de bonbons du marché 
  • Une paille trouvée dehors
  • Des poils synthétiques entourés de scotch refourgués par la petite voisine à notre fille 
  • Une couronne de princesse cassée et irréparable offert par une mamie 
  • Une demi pince à linge en plastique trouvée dans le terrain derrière la maison
  • Les paquets d’emballage des oeufs de Pâques reçus par la poste de la part de l’autre mamie
  • Les emballages individuels des fameux chocolats / bonbons / gâteaux des grands-parents, et des anniversaires des copains
  • Un ruban en plastique d’une tata, les enfants ont joué avec, il est tout foutu on n’a pas eu l’occasion de le réutiliser
  • Des emballages de Mister Freeze, et un pot de yaourt trouvés devant la maison
  • La poignée en plastique cassée d’une corde à sauter, récupérée à une pêche aux canards avec les grands-parents 
  • Des blisters de tubes de bulles offert par une mamie
  • Un morceau de jouet en plastique cassé, offert par l’autre mamie à Noël 
  • 1 sac en plastique rigide de la cousine. Les jouets qui étaient dedans servent à Raphaël. Le sac est juste défoncé et inutilisable 
  • 1 morceaux de plastique trouvé dans la rue
Les déchets dans le bocal : 
autosie du bocal
autopsie du bocal : nos déchets
  • Une coque de téléphone cassée
  • Une étiquette de bouteille d’eau en plastique achetée en 2011
  • Des plaquettes de médicaments vides
  • Les plastiques des notices et accessoires du récupérateur d’eau de pluie acheté au mois d’avril 
  • Une bande autocollante de réparateur de gouttière pour colmater la fuite 
  • L’étiquette en plastique, d’un pot de miel local
  • Scotch et élastique qui ont entouré les poireaux et radis de la ferme
  • Des étiquettes de pots de sauces, toujours en plastique 
  • Un emballage sous vide de gousses de vanille, achetées sur un marché à un petit producteur 
  • Un emballage de thé en vrac, en plastique 
  • Un tube de colle vide 
  • Les étiquettes de slip, qui grattent Mister Choubidou 
  • Une bobine de surjeteuse cassée. Les enfants jouaient avec, elle n’a pas résisté à mon pied 
  • Un paquet de raisins secs, parce que je n’en ai pas trouvé au vrac 
  • Un opercule de chocolat en poudre 
  • Des bandes collantes, pour retirer les poils des vêtements (Chiffon est passé par là) 
  • Le papier non recyclable d’un fromage acheté au marché 
  • Des morceaux de fils électriques dénudés : Monsieur bricole 
  • Un patin qui ne colle plus sous un meuble 
  • Un emballage de rouleau de scotch
  • Des papiers de pastilles double face, parce qu’on n’a plus de colle 
  • Le haut d’un sachet de vis 
  • Un morceau de scotch de réparation, qui ne colle plus 
  • L’opercule de double face pour maintenir à plat le tapis sous les pédales de la voiture 
  • L’opercule d’une bouteille de fleur d’oranger 
  • Des étiquettes de fruits

Le constat que nous faisons dans un premier temps, c’est que prêt de la moitié de notre poubelle globale (47 %) provient de l’extérieur ! Soit de nos ramassages dans la rue, soit de nos familles / amis / copains des enfants ou encore de nos commerçants. Beaucoup d’entres eux connaissent notre démarches et nos habitudes, ce n’est pas pour autant qu’ils changent les leurs pour nous. 

Concernant les déchets du bocal.

Une partie est due aux diverses bricolages, entretiens, ou réparations dans la maison. Nous envisageons de réfléchir à des solutions plus durables, moins productrices de déchets, quand cela est possible, pour cette partie. 

Il faut savoir que nous avons installé un nouveau récupérateur d’eau de pluie pendant ce défi. Nous n’avons pas trouvé ce que nous voulions d’occasion. Nous nous sommes donc tournés vers le neuf. Les déchets qui proviennent de cet achat (voir liste) ne sont pas présents tous les mois, et restent exceptionnels. Ils sont venus ce mois-ci alourdir notre part. 

Idem pour la coque de téléphone, nous n’en cassons pas une tous les mois ! 

Par contre, les plaques de médicaments sont récurrentes, la santé avant tout ! 

Certains auraient pu être évités, comme les étiquettes de fruits (d’habitude je fais attention). L’emballage de raisins secs, il n’y en avait plus au vrac, aurais-je pu attendre qu’il soit livré ? Oui, certainement.

Le paquet de thé en vrac : il fait parti des rares qu’il nous restait, nous faisons remplir nos contenants désormais. 

Les étiquettes générées par les pots de sauces pourraient disparaître, surtout vu les ingrédients, pareil pour le chocolat en poudre. 

Par contre, pour le miel local acheté à la ferme avec une étiquette en plastique, je fais comment ? Je cours tout le département pour en trouver un avec une étiquette en papier ??? 

Dans l’ensemble nos déchets sont plutôt maitrisés, et nous continuons à réfléchir à des alternatives ou à l’arrêt de certains produits, tout simplement. 

Que dire de la part extérieure ? 

Les déchets trouvés dans la rue vont rarement dans notre poubelle. Ce qui doit aller au tri part dans le bac approprié et ce qui doit aller à la poubelle va généralement dans une poubelle de la commune. Lors de nos balades nous ramassons malheureusement l’équivalent d’un cabas de déchets. Ce qui se trouve là, dans l’autopsie de notre poubelle, à été ramassé devant la maison ou dans le jardin, au grés du vent !

Quant au reste, comment faire ? Refuser ? 

Nous sommes parfaitement conscients que c’est ce qu’il faut faire. 

Cependant, il est difficile de dire aux enfants de ne pas ramener de ballon ou de bonbons quand ils reviennent d’un anniversaire. Et tout aussi difficile de dire aux grands parents de ne pas acheter de chocolat suremballés, bourrés d’huile de palme ou de cochonneries en plastique. Surtout quand c’est fait et qu’ils sont là. Et d’en rajouter une couche aux enfants, en leur disant quand c’est emballé ou en plastique, tu dis NON !

Alors comment faire ? 

Dans un premier temps nous allons continuer à faire passer notre message, en insistant subtilement sur certains points… Comme l’achat en vrac des chocolats de Pâques ou des objets d’occasion et / ou durable s’ils veulent tout de même donner quelque chose. Et dans certains cas, refuser tout simplement. 

C’est un exercice qui n’a pas pour but de rejeter la faute sur les autres. Que ce soit dans le sac ou dans le bocal, nous assumons ce qui s’y trouve. C’est une expérience que nous avons trouvé super intéressante. Elle rend particulièrement visible les déchets que nous générons. Ce qui nous motive à trouver des alternatives et / ou à acheter en conscience. 

Notre objectif n’est pas d’atteindre le bocal. Nous souhaitons poursuivre notre démarche en toute simplicité et sans prise de tête. 

Ça vous tente cette expérience ? Vos déchets, ils viennent de Qui ? 

Belle journée  


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