Aujourd’hui, j’aimerais partager une réflexion avec vous : celle du neuf et du nouveau qui sont définis ci-dessous. Et vous décortiquer notre parcours. 

Neuf, neuve : adjectif (latin novus)

  • Qui n’a pas encore servi, qui n’a pas encore eu de propriétaire, par opposition à d’occasion ou à ancien : un livre neuf.
  • Qui ne porte pas ou très peu de traces d’usage, n’est pas abîmé par l’usage : un costume encore neuf.
  • Qui est récent ; moderne (par opposition à ancien, vieux) : la ville neuve.

Nouveau, nouvelle : adjectif (latin novelles, récent)

  • Qui existe, qui est connu depuis peu : Ce livre est nouveau ; il vient d’arriver à la maison (dans notre cas).
  • Qui est inhabituel, qui n’était pas connu jusqu’alors : notre manière d’acheter (en vrac par exemple).
  • Qui vient après quelqu’un ou quelque chose de même espèce, qui vient remplacer, leur succéder ou s’y ajouter : les achats de vêtements d’occasion, par exemple, qui viennent remplacer les vêtements trop petits des enfants. 
  • Qui est d’apparition plus récente qu’une autre chose (par opposition à ancien, vieux).

Les prémisses 

2013 correspond pour moi à la naissance de ma fille. A l’époque j’avais déjà 11 neveux et nièces, c’est donc tout naturellement que mes sœurs et belles-sœurs m’ont prêté leurs vêtements et matériels de puériculture. Que j’ai pris et utilisé. 

Toutefois, je ressentais quand même le besoin, l’envie que ma puce ait ses vêtements, ses affaires. Quelque chose que je pourrais garder après avoir rendu ce qui ne m’appartenait pas. 

Je me suis tournée « tout naturellement » vers l’acquisition de neuf. A l’époque, à aucun moment, l’achat de seconde main ne m’a effleuré l’esprit. Ce n’était pas mon habitude, ni même ma manière de consommer. 

J’avais bien dans mon entourage, de jeunes mamans, comme moi qui achetaient tout, ou partie des affaires de leurs bambins de seconde main. J’écoutais, j’entendais, et l’information glissait sur moi. 

Ceci dit, vu ma réflexion du jour, vous devez bien vous douter que ça a fini par s’infiltrer en moi !

Qu’est ce qui a changé ? 

Un déménagement ? Peut-être.

L’arrivée du deuxième . Mmmm quand même !

Nous sommes passés d’une vie en amoureux dans une maison en location avec 3 chambres : la nôtre, la chambre d’amis et la pièce qui sert de bureau, coin détente, dressing et lieu de stockage.

Puis la chambre d’amis s’est transformée en chambre d’enfant. A la suite de quoi, nous avons décidé de prendre notre envol et de devenir propriétaires. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, en plus de nos cartons, une grossesse se profilait à l’horizon. 

A peu de choses prêt, la nouvelle maison était identique, c’est à dire 3 chambres : 1 chambre parentale, une chambre d’enfant, et une chambre pour bébé. 

Adieu la pièce magique fourre-tout ! Il fallait bien trouver un endroit où stocker, d’autant plus que je ne connaissais pas le sexe de mon futur bébé. 

Trèves de suspens : c’est un garçon !

J’ai gardé pyjamas, bodys, chaussettes. Pour le reste, entre les cadeaux et mes achats (toujours neufs en compléments), il avait de quoi avoir chaud. 

Avec le temps et pour gagner un peu de place (bin oui, j’ai plus ma pièce fourre-tout !). J’ai commencé par revendre les vêtements  qui n’allaient plus à mes enfants. En lot ou à l’unité, sur un site bien connu : leboncoin.fr ou en braderie. 

Mon constat à l’époque a été de me dire, que ce que je revendais était niquels : parce que je suis soigneuse, et que mes enfants ne les avaient pas porté suffisamment longtemps pour les avoir usés. Et par conséquent, je ne devais pas être la seule sur terre, en France, ou même à mon échelle dans ma région à être comme ça. 

Un changement de vision 

J’ai alors commencé à parcourir les braderies et à acheter quelques pièces de seconde main en complément des achats neufs. 

Puis le ratio s’est inversé. J’ai acheté de plus en plus d’occasion. Aujourd’hui l’intégralité de leurs vêtements sont d’occasions, parfois de l’occasion neuve, mais de l’occasion quand même. 

Ils ont tout de même encore quelques vêtements neufs, cadeaux des tatas, grand-mères…  Que je ne peux interdire ou empêcher. Je peux juste sensibiliser sur ma manière de consommer et inviter à faire la même chose.

des vêtements sur des cintres dans la rue
Image par Pexels de Pixabay

Je suis capable également de vous dire que les derniers vêtements neufs que j’ai acheté pour mes enfants sont pour leurs activités extra-scolaires, à savoir un judogi, qu’on a préféré acheter neuf, d’une part parce que notre petit bonhomme était plutôt frileux au départ, à faire du judo. On s’est simplement dit que s’il n’adhérait pas du tout, on pourrait le rendre. Oui, pour ces mêmes raisons j’aurai pu l’acheter d’occasion et le revendre. Mais je ne l’ai pas fait. 

Et pour ma fille, une tenue de danse classique complète. Tout simplement parce que la prof souhaitait que toutes les élèves soient habillées de manière identique. A savoir la dernière tenue de danse classique sortie chez Décathlon cette année. Difficile alors de trouver de l’occasion quand le produit est complètement nouveau sur le marché.

Poursuite de la réflexion 

Finalement, au delà des vêtements, quand on se balade en braderie, on trouve aussi, des jeux, des jouets, des livres pour les enfants. Et cela va de soit pour beaucoup moins cher que le neuf. 

Et ce n’est pas grave, puisque pour eux c’est nouveau.

C’est génial de jouer avec le nouveau playmobil, ou petshop, de porter le nouveau t-shirt Flash-McQueen, ou la nouvelle jupe à paillettes. Même si ce n’est pas neuf. Parce qu’en fait, c’est quoi la différence ? 

En écrivant cet article, je leur ai demandé ce que voulait dire neuf et nouveau pour eux. 

Ils ont tous les 2 définis le neuf par quelque chose qui n’a pas encore été utilisé.

Ma puce a défini le nouveau de la manière suivante : « quelque chose on est heureux parce qu’on ne l’a jamais eue ».

Pour mon petit loup « le nouveau on ne sait pas si c’est bon parce qu’on ne l’a pas goûté ». Vous l’aurez compris, il est plus accès sur la bouffe. 

Que leurs vêtements, jouets ou livres viennent des cousins, qu’ils soient achetés d’occasion ou alors trouvés dans la rue (si, si, c’est le cas du super tracteur à pédales de mon fils), c’est nouveau. Ils ne l’avaient pas avant. Alors ils s’en foutent complètement que ça soit neuf. Puisqu’ils ne pouvaient pas jouer avec ou le porter avant. Lorsque ça arrive à la maison, quelque soit l’origine, c’est nouveau, alors le neuf importe peu. 

Ils ne sont pas pervertis par une image ancrée du neuf quelle qu’elle soit. Puisqu’ils étaient trop petits quand j’ai commencé à acheter de seconde main, pour se souvenir qu’avant c’était différent. 

Pour le moment nous arrivons ensemble, complètement à trouver, ce qui leur convient. En grandissant leurs exigences / envies évolueront certainement. Nous verrons à ce moment là, comment on envisage / aborde les choses. 

Et la suite 

Vous l’aurez compris, le changement de notre mode de consommation à commencé par les enfants. 

Ma réflexion s’est poursuivie en me demandant, pourquoi je leur achetais des vêtements d’occasion à eux et pas à moi ? 

Alors j’ai commencé un peu à flâner sur Vinted.fr et sur les braderies et à trouver quelques pièces. 

Aujourd’hui, quand j’ai besoin de vêtements, je les achète soit d’occasion, soit éthique, soit les 2. 

Gøt a rejoint le mouvement et envisage les choses de la même manière. J’y reviendrai dans un prochain article. 

Et comme pour les enfants, c’est pas toujours neuf, c’est nouveau, si on l’achète c’est que ça nous plait, qu’on en a besoin. Et surtout ça évite la surproduction de vêtements neufs puisque ne l’achetant pas dans ce circuit, je n’appelle pas à reproduire. 

A ce jour, nous avons repensé tout notre mode de consommation. Nous envisageons la seconde main avant le neuf. Aussi bien pour les vêtements, je viens de vous le dire, que pour des outils, des meubles, de l’électroménager, des accessoires… Parfois on ne trouve pas, donc soit on se tourne vers le neuf, soit on attend ou on apprend à s’en passer ou alors on se fait prêter. Souvent on trouve ce que l’on cherche. 

Finalement, vous l’aurez compris au cours de ce récit, notre cheminement ne s’est pas fait en une journée. Il nous a fallu du temps, et il nous en faudra encore, car tout n’est pas parfait et ça ne le sera probablement jamais. 

Il faut juste savoir s’écouter, être tolérant envers soi-même et avancer quelque soit la route, un pas après l’autre.

Je suis fière aujourd’hui d’avoir freiné ma (sur)consommation de biens qui sont parfaitement trouvables en seconde main. Attention, cependant, à ne pas surconsommer des produits de seconde main. Ca j’y reviendrai une autre fois. 

Et vous, vous êtes plutôt neuf ou nouveau ? 

Belle journée 


0 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *